Parcours d’une Église synodale
Mgr Gilles Côté, s.m.m., chez les Papous

 

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Histoire de mon engagement

Une expérience d'Église de participation et de communion chez les Papous

Réflexions sur la synodalité

 

CHOIX DE SUIVRE L’ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE UNIVERSELLE

 
 

POINT DÉCISIF

En 1961, le père Gérard Deschamps est nommé Préfet Apostolique de la mission montfortaine. L'Église hiérarchique (diocèses) n'avait pas encore été organisée en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En 1962, il fut invité à participer aux sessions du Concile Vatican II. Ce fut un moment de grâce pour lui et une expérience qui a changé sa vie, et qui a donné une vision de l'Église que nous étions appelés à bâtir.

Le grand défi du point de vue pastoral était d'amener les gens des différentes tribus, qui étaient ennemis les uns des autres, à se voir comme des frères et sœurs dans le Christ. Et donc, dès le début, nous avons partagé la Bonne Nouvelle que Jésus a apportée au monde, à savoir que Dieu est un Père aimant et pardonnant, et qu'Il aime toutes les personnes, quelle que soit leur appartenance tribale.

Donc au moment où nous commencions notre travail d’évangélisation, le Concile a eu lieu. Les premiers missionnaires ont alors compris que l’Église à bâtir dans cette Province était celle qui serait fidèle aux enseignements du Concile sur l’Église. Une Église de communion, de participation, de mission. Oui, on voulait bâtir une Église Catholique et Mélanésienne.

Le nouvel enseignement du Concile Vatican II sur l'Église a apporté une pensée renouvelée sur l'Église et a donné une grande importance au peuple de Dieu. Au numéro 9 de la Constitution dogmatique sur l’Église nous lisons : « Mais Dieu n’a pas voulu sanctifier et sauver les hommes individuellement et sans qu’il y ait de cohésion entre eux, mais bien faire d’eux un peuple qui le reconnaisse en vérité et le serve fidèlement ». (Lumen Gentium, no. 9, édition Fides). On enseignait que l'Église était le peuple de Dieu, un mystère de communion et que, pour parvenir à cette communion, la participation de toutes les personnes était indispensable. Il était donc clair pour les premiers missionnaires que l’objectif était de bâtir une Église de communion et de participation, en invitant les gens à utiliser les dons du Saint-Esprit et à devenir responsables dans leur Église. Dès les années suivantes on avait des laïcs, chefs d’Église dans les villages où les gens nous avaient invités à venir établir notre Église dans leur communauté.