Parcours d’une Église synodale
Mgr Gilles Côté, s.m.m., chez les Papous

 

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Une expérience d'Église de participation et de communion chez les Papous

Réflexions sur la synodalité

 

PREMIÈRE ÉVALUATION DE LA SITUATION PASTORALE DU DIOCÈSE

 
 

Introduction : En 1996, toutes les personnes du diocèse ont été invitées à exprimer leur perception de la situation pastorale et à partager leurs réflexions sur ce qu’elles jugeaient bon ou moins bon. Toutes les informations recueillies ont permis d’identifier plusieurs symptômes d’insatisfaction regroupés en cinq domaines principaux : le peuple, les dirigeants, les services, les méthodes pastorales et les structures organisationnelles. Les points positifs ont été notés, mais notre intérêt était de considérer ce qui était le problème fondamental après ce premier regard.

Sommaire – Première évaluation de la situation pastorale du diocèse.

Le peuple (la multitude) On observe un faible et irrégulier engagement dans les activités de l’Église, un manque de coopération et de confiance, une compréhension limitée de la liturgie et un faible niveau d’éducation de base. Ces difficultés rendent plus difficile la pratique et la vie de la foi.
Problème partiel : Les gens rencontrent de nombreuses difficultés à vivre leur foi.

  1. Les dirigeants (leaders) Plusieurs missionnaires sont éloignés du peuple ou ne maîtrisent pas la langue locale. On constate un manque de formation, de coordination, de travail d’équipe et de responsabilité partagée, ainsi qu’un manque de prêtres et de personnel pastoral.

Problème partiel : Les dirigeants ne sont pas clairement engagés dans leur rôle selon la nouvelle vision de l’Église.

  1. Les services pastoraux Les services offerts ne rejoignent pas toujours les besoins des populations : présence pastorale insuffisante, peu de visites dans les villages, manque de préparation aux sacrements et insuffisance de ministres ou de ressources éducatives et pastorales.

Problème partiel : Les services ne répondent pas aux attentes de tous.

  1. Les méthodes pastorales Certaines pratiques manquent d’adaptation culturelle et de collaboration. Les changements sont parfois rapides et mal compris, et certaines attitudes pastorales limitent la participation du peuple.

Problème partiel : Les méthodes utilisées ne produisent pas les résultats souhaités.

  1. Les structures et l’organisation Des problèmes de communication, de consultation et de planification sont présents. Les structures manquent de clarté, de continuité et d’unité, ce qui complique la coordination entre le diocèse, les paroisses et les communautés.

Problème partiel : Les structures manquent d’unité, de continuité et de clarté.

Conclusion – Problème principal (commun collectif général)

L’analyse a conduit à une constatation centrale :

IL EXISTE UNE DISTANCE ENTRE LES ATTENTES DU PEUPLE ET LA MANIÈRE CONCRÈTE DONT L’ÉGLISE RÉPOND À CES ATTENTES.