Parcours d’une Église synodale | ||||
Une expérience d'Église de participation et de communion chez les Papous |
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Histoire de mon engagement - Bonjour (Introduction) | |||
Après cinquante années où j’ai partagé le quotidien des Papous en Papouasie Nouvelle-Guinée, me voici revenu pour de bon au Canada. Les questions se bousculent toujours alors que je ressens une profonde gratitude pour la manière d’être Église que j’ai vécue avec mes frères et sœurs Papous. Je fus ordonné prêtre Montfortain le 19 décembre 1970. En novembre 1971, je mettais les pieds pour la toute première fois en terre mélanésienne, à peine cinq mois après avoir complété ma quatrième année en théologie à l’Université Saint Paul, à Ottawa. J’ai quitté la Papouasie sans plus y retourner en novembre 2021, après avoir servi comme prêtre jusqu’en 1990 et puis comme évêque de 1995 à 2021. Voir comment nous avons développé une manière d’être Église, où la coresponsabilité inspirée de la vérité évangélique se marie aux dons de l’Esprit-Saint, m’apporte énormément de joie. Comment y sommes-nous parvenus? La réponse, en partie, se retrouve dans la question : ce « nous », si simple et pourtant si exigeant. Il révèle l’être-ensemble et le faire-ensemble qui a inspiré notre façon de travailler; un être-ensemble conformé à la prière comme si tout dépendait de Dieu, un faire-ensemble qui nous a incité à l’action comme si tout dépendait de nous. C’est ensemble que nous nous sommes soumis à la rigueur par des formations d’appoint, que nous avons accepté l’imprévu, que nous avons adopté l’émerveillement devant l’œuvre de l’Esprit-Saint, que nous sommes sortis de nos zones de confort, que nous avons constamment persévéré année après année. Ensemble, nous avons appris à être disciples de Jésus et enfants de Dieu le Père, en respectant les étapes et en créant des temps de croissance spirituelle au sein des équipes paroissiales et diocésaines, pour qu’elles deviennent elles-mêmes l’image d’une Église totalement investie dans la culture où elle vit, pour en transformer les réalités de l’intérieur comme l’a fait Jésus, Christ et Seigneur, au sein de la culture judaïque du premier siècle, lorsqu’il était l’envoyé du Père afin de nous apporter le salut. Je souhaite, par mon partage, témoigner de cette riche expérience humaine et spirituelle. Je peux maintenant confirmer avec mes frères et mes sœurs, que ce que le pape François nous a demandé est possible aujourd'hui : construire une Église de participation, de communion et de mission. Au fond, comment peut-elle être Église autrement? C'est, en fait, l'expérience que j'ai vécue en tant que prêtre puis en tant qu'évêque pendant mes cinquante années dans le diocèse de Daru-Kiunga, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. J’ai été ravi et édifié par le pape François dans ses efforts pour apporter un renouveau à l'Église et son grand désir qu'elle soit plus fidèle aux enseignements du Concile Vatican II. Le pape François appelait tous les catholiques baptisés à entreprendre un chemin synodal, sous la mouvance de l'Esprit Saint et avec la participation de tous les fidèles. Il croyait fermement que tous les baptisés, quel que soit leur rôle dans l'Église, sont inspirés par le Saint-Esprit. Il faut donc donner le temps d'écouter ce que l'Esprit Saint dit à l'Église, de s'écouter les uns les autres. Ainsi, en tant que peuple de Dieu, nous devons penser ensemble, décider ensemble et agir ensemble. Dans le document final du synode conclu à l’automne 2024 il invitait à former une Église qui soit « comme une maison accueillante, un sacrement de la rencontre et du salut, une école de communion pour tous les fils et filles de Dieu » (numéro 115). Dans notre diocèse, on n’utilisait pas le mot synodal avant que le Pape François ait commencé à le faire durant les dernières années de son ministère comme Pape. Cependant, c’est exactement cette manière d’être Église que nous avons construit avec nos frères et sœurs papous. |
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